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2 février 2012

Webinar : Etudes marketing traditionnelles VS Social media research ?

brand research,études marketing & opinion — Tags: , , , , , — Jérémie Aubert

Revelation est un institut d’études américain spécialisé dans les études qualitatives en ligne.  Des séminaires web, « Great Research Thinking », sont organisés par cet institut qui donne la parole à des experts internationaux des études pour y présenter des dispositifs innovants dans le domaine.

Revelation et son fondateur Steve August nous ont donné l’opportunité de venir présenter notre vision du « social media research » lors d’un de ces webinars. Cela a été l’occasion pour Fanny Forgeau, Directrice d’études chez Linkfluence,  d’animer une séance intitulée : « Using Qualitative Research Techniques to Maximize Social Media Research ». L’objet de cette intervention était de présenter la manière dont les études sur le web social se nourrissent et enrichissent les approches qualitatives « traditionnelles ».

La présentation fait état des différences entre « social media research » et « social media monitoring », établit une comparaison entre études traditionnelles et études web et dresse finalement les avantages et limites de ce type d’études.

Le nombre de participants et l’intérêt porté à la présentation ont été un bon signe de la poussée des problématiques de social media research sur le continent américain et de la pertinence reconnue de linkfluence sur ces sujets en dehors de nos frontières.

Fanny nous a donné ses impressions sur sa participation à l’évènement.

« Les échanges étaient passionnants et ils m’ont beaucoup appris sur ce qui rend les professionnels des études les plus curieux par rapport à ce que nous faisons : nos techniques de recherche, notre « cuisine » méthodologique, nos petits secrets quoi… Ils m’ont notamment interrogée sur la manière dont on segmente le web, dont on mesure l’influence, sur la façon dont on sélectionne les informations pertinentes dans un billet ou encore sur nos méthodes d’échantillonnage, rien que ça. Pas évident de répondre sans trop en dévoiler, dans ces cas-là. En tout cas, je suis convaincue que derrière leurs questions ne se cachait pas une forme de scepticisme par rapport à nos méthodes, mais davantage une curiosité et un grand intérêt. Et je les comprends ;)  »

Si le sujet vous intéresse, la présentation a été entièrement enregistrée et vous pouvez y accéder ici !

19 janvier 2012

MediArena : Le projet de la nuit de la R&D

observatoires,social media monitoring — Tags: , , — Jérémie Aubert

Le 20 octobre dernier, à l’occasion du Google Dev Fest s’ouvrait le Concours Dataviz (Data vizualisation) avec pour thème : Les élections 2012 autrement.




Le principe était de créer une application web de visualisation de données issues du web au sujet de l’élection présidentielle de 2012 en France. Pour plus d’informations, nous vous invitons à découvrir la vidéo de présentation du concours : Concours de dataviz Google – Elections 2012

Chez Linkfluence, nous aimons les Challenges, c’est pourquoi, Alexis Jacomy, Stéphane Raux, Nils Grunwald, ingénieurs linkfluence et Ronan Quidu (fondateur et boss de l’agence Point barre) ont décidé de tenter l’aventure. Ils se sont lancés dans ce projet à titre personnel tout en bénéficiant bien évidemment du savoir faire et du soutien de tout Linkfluence.

Quelles ont été les motivations de départ ?

Alexis fut le premier à s’intéresser au concours qui représentait pour lui un moyen de réaliser une production grand public et de sortir du cadre de travail. Il a des compétences en visualisation de données et a motivé ses collègues pour travailler sur le projet.

« C’était une belle vitrine pour nous tous et l’occasion de bosser sur un autre projet dans un domaine qui m’intéresse particulièrement. » Alexis

Pour Stéphane, c’est la visibilité qu’offrait ce concours et le fait que les thèmes n’étaient pas si éloignés de ceux traités par Linkluence (Web, Politique…).

Ce concours fut l’occasion pour Nils de « tester un nouveau langage de programmation, Clojure, en situation réelle ».

De l’idée à la réalisation…

L’idée a mis un certain temps à naitre, « il y a eu 2,3 idées sans rien de vraiment concret  puis Nils a proposé de développer une interface comparant les médias ». C’est ainsi que le projet a vraiment pris tout son sens et qu’ils ont chacun commencé à travailler dessus. Le design de l’interface a été réalisé par Ronan le graphiste de l’équipe. Chacun a pu apporter ses compétences, c’est ce qui a fait la force du groupe. Pour la petite histoire, un des problèmes rencontrés fut que la captation fonctionnait au départ sur googlenews mais des craintes concernant l’exhaustivité de ce qui était capté réellement ont poussé nos ingénieurs à passer à une captation directe des flux 10 jours avant la deadline.   C’est ainsi que http://mediarena2012.fr/ a été créé :


Pour une décodage de l’application, consultez ces articles :

http://datajournalism.canalblog.com/archives/2011/12/14/22965492.html
http://www.agence-modedemploi.com/buzz/fr/mediarena-pour-expliquer-les-enjeux-de-la-presidentielle-une-dataviz-simple-et-intuitive/

L’avenir


MediArena se veut être une application qui dure dans le temps avec des mises à jour régulières comme l’ajout de Dominique de Villepin dernièrement et pourquoi pas à l’avenir l’apparition de nouvelles thématiques. En effet, comme la question de la partialité des médias ne se pose pas qu’en politique, l’ouverture à de nouvelles thématiques pourrait être un terrain d’études intéressant.

Félicitations à eux pour leur victoire et souhaitons leur bon voyage au Googleplex, le siège social de Google à Mountain View !

25 novembre 2011

Retour sur l’affaire Cora : Web social et dynamiques d’influence

brand research,ereputation — Tags: , , , , — Guilhem Fouetillou

Par Fanny Forgeau, Guilhem Fouetillou et Stéphane Raux

L’affaire Cora, qui a tenu en haleine le web social français pendant 48 heures fin octobre 2011, a suscité une réaction quasi unilatérale sur le rôle bénéfique d’Internet. On lit dans Le Figaro que la « fronde des internautes » a « fait plier l’enseigne »  (Menacée de licenciement pour avoir pris un ticket de caisse) ; le Nouvel Observateur parle de « mobilisation formidable des internautes » (Quand Facebook fait plier la direction d’un hypermarché : le contre-pouvoir du Web) ; France Soir ( Cora : la caissière ‘sauvée’ grâce au soutien sur Internet) mobilise le même registre du mouvement collectif et parle de « soulèvement » : «  Anne-Marie [la caissière] peut remercier les internautes qui se sont soulevés pour la soutenir, via les réseaux sociaux. » Le Mediascope (Facebook-France Inter : Une caissière de Cora ne sera ps licenciée grâce aux réseaux sociaux) va jusqu’à se demander « Sans les réactions sur les réseaux sociaux, que serait devenue cette employée ? ».

Certains medias ne font pourtant pas référence à cette mobilisation et mettent en avant  d’autres facteurs qui auraient permis l’abandon par l’enseigne de la plainte pour vol – et donc de la procédure de licenciement. Libération par exemple (Caissière accusée de vol : Cora abandonne la procédure de licenciement),  ou encore le Monde ( Cora renonce à accuser la caissière accusée de vol, à partir de la même dépêche AFP) évoquent l’intervention d’une élue locale et d’un parti politique auprès de la direction, sans mentionner le rôle des internautes.


Nous avons mobilisé les outils de linkfluence pour tenter de mieux comprendre la place et la contribution du web à cette séquence médiatique extrêmement rapide.

Facebook – Twitter : même combat ?

Si l’on met en parallèle, heure par heure, les publications des deux réseaux sociaux, on observe que les sursauts interviennent simultanément et que le rythme y est sensiblement identique, comme un seul et unique indicateur de la colère des internautes face à l’injustice de Cora. Une seule lutte, unie et commune… Ci-dessous, la courbe bleue cumule les commentaires publiés sur la page Facebook de l’enseigne ainsi que les « Like » qui leur ont été attribués. Les premiers sommets (la matinée du 26 octobre) font suite à la reprise massive de l’article de l’Express sur twitter. Après l’accalmie de la nuit, l’activité reprend pour partager l’annonce de la victoire (comme ici, ou ) dans un mouvement identique sur les deux réseaux sociaux.

Pourtant, la comparaison des registres lexicaux et du contenu des publications révèle deux modes de contestation bien distincts.

Twitter espace de réflexivité

Le registre des tweets, comparé à celui de Facebook, révèle une prise de parole éclairée et distanciée. Il signale d’abord la prédominance de l’humour et de  l’esprit : « réglement de compte à OK Cora », « Je souhaite une très mauvaise journée à Guy Héringer directeur du #Cora Mondelange Mél: xxxx@cora.fr Tél: 03 XX XX XX XX #CoRat » (URL du tweet).

Posture distanciée, mais aussi fort degré d’entresoi : les tweets se moquent de Cora, de son community manager, mais aussi du mouvement dont ils sont à l’origine et notamment des internautes qui publient sur Facebook : « Han, vous trollez la page Facebook Cora, VOUS ÊTES TROP DES REBELLES. »

Les tweets  expriment par ailleurs une capacité de réflexivité : « le #badbuzz sauve l’emploi : beaucoup d’enseignements #ereputation #aprèsfacebookmatuerfacebookmasauver » (lien), ou encore « Responsabilité sociale des entreprises, cours accéléré pour #Cora via #twitter et #facebook » (ici).

Pour partager leurs intuitions sur les conséquences juridiques et sociales de l’événement, les auteurs mobilisent un langage expert et professionnel propre au web social, comme on le voit dans ce nuage de mots : « troller », « réseau social », « badbuzz », « page facebook », « poke » ou « blog » ressortent beaucoup plus souvent que sur Facebook.

La récurrence de l’expression « bad buzz » illustre à la fois la prégnance de l’analyse immédiate de l’événement, mais aussi l’incitation à la mobilisation que les tweets ont favorisée. Twitter sensibilise la foule à la nécessité du mouvement et invite les internautes à agir : « Vous aussi allez pourrir la page Facebook de #Cora ! »

Notons enfin que les tweets publiés à cette période sont composés à plus de 60% de retweets. Parmi les plus reprises figurent les publications de Maitre Eolas (557 RT, voir l’analyse de Jean Veronis, ici), mais aussi celles de HumourDeDroite (489 RT) « Menacée de licenciement pour ramassage d’un ticket de caisse : COUCOU CORA, bienvenue en enfer » (), d’Anti-Nanti (230 RT) comme « #Twitter et #Facebook bien plus efficace que les prud’hommes ! :)  » (lien ici), ou encore MotdEsprit (32 RT), avec cette parodie de réponse de Cora :

Facebook espace de contestation

Sur Facebook, les commentaires sont plus pragmatiques. Le bad buzz en lui-même est moins évoqué que la caissière, l’enseigne et les conséquences concrètes de la décision de Cora (« excuse publique », « équipe », « Guy Héringer », « chef de caisse »). Ils mentionnent  largement leur quotidien de consommateurs et de clients. Au-delà du concept de boycott, de nombreux auteurs annoncent en effet officiellement qu’ils vont désormais faire leurs courses ailleurs.

Le registre est celui de la contestation et de l’injonction : les commentaires s’adressent directement à Cora en disant « Vous » : « c’est la moindre des choses je pense… revoyez tout de meme votre équipe de direction qui abuse de son petit pouvoir, bref, allez au bout de votre réflexion ».

Les commentaires menacent, parlent massivement de « honte » et insultent l’enseigne, sans hésiter à avoir recours à une forme de violence verbale : « Pathétique… Le directeur arrive encore à se regarder dans le miroir le matin sans vomir ? Je serais le PDG du groupe je licencierais le directeur du magasin pour ‘médiocrité’ », « Cora, t’es foutu. Qu’est-ce qu’il ne faut pas être con pour poursuivre une caissière qui voulait offrir un sandwiche à son fils. »

« Enfant », « famille », « conscience de l’émotion » ou des commentaires comme « face à la dure réalité du monde du travail et de son inhumanité … je suis plutôt contente d’avoir encore « l’émotion » d’une situation vécue. Des excuses pour VOTRE salariée, qui sera je n’en doute pas l’employée du mois et ce tout les mois !!! à suivre donc ! » révèlent une forme de compassion et d’une certaine façon, beaucoup plus de proximité et d’identification avec la victime que sur Twitter.

Quels espaces pour quelle influence ?

Cette exploration des réactions sur twitter et Facebook nous permet d’observer la diversité des réactions à chaud à un événement de ce type. En fournissant un commentaire synchrone à l’événement, elles constituent la première salve d’une couverture médiatique aux multiples temporalités. Leur succédant de peu, on retrouve les dépêches des médias en ligne et leurs reprises sur les blogs et forums et enfin les billets, articles d’analyse, de polémique, visant à ouvrir un débat et à proposer un minimum de prise de distance sur l’événement. Il est d’ailleurs intéressant de noter que trois types d’acteurs, trois communautés socio-affinitaires partagent leurs prises de parole entre le temps ultra réactif du tweet et celui réflexif de l’article/billet : il s’agit 1) des journalistes, 2) d’acteurs du monde de la communication et 3) de politiques, militants ou commentateurs politiques. À l’opposé, les contributeurs de la page Facebook sont moins définis, ils sont l’incarnation d’une coalition éphémère et spontanée échappant par la même à la notion de communauté. C’est étonnamment sur le « réseau social » Facebook que l’on trouve le moins de réseau, de relations répétées. Facebook permet des mobilisations éphémères, des flash mob de la contestation qui se désagrègent aussi vite qu’elles se sont cristalisées, renvoyant ses participants au clair-obscur de leurs réseaux de sociabilité interpersonnels, hors de tout espace public et de ses technologies d’indexation et de mise en visibilité (google, twitter search).

Une question se pose pour les marques et les communicants : quelle est la place de l’influence dans cette dynamique ? Cette masse sans pouvoir de mise en visibilité autre que celle quasi-inexistante rendue possible par le réseau social (due à une mauvaise indexation des contenus hors Facebook et aux fonctionnalités internes de search ignorées par la masse) est elle véritablement influente ? Sans la couverture assurée par les relais traditionnels du système médiatique : journalistes, politiques, communicants sur Twitter et sur leur blog ou dans leur journal, et la visibilité que leur assure les moteurs de recherche ; comment se serait transformée cette énergie en un fait d’actualité ? Combien de séismes de pages facebook qui restent sous le radar, confinés dans un entre soi et manquant de se faire relayer par ce nouveau diptyque de l’influence assurant commentaire sur le vif, alerte et analyse.

C’est ce type de questions que nous nous posons à linkfluence et qui nous permettent d’accompagner nos clients dans une meilleure compréhension des enjeux du numérique pour en tirer les meilleurs enseignements tant en terme de veille stratégique, de stratégies de communication et de compréhension de ses consommateurs.

22 août 2011

Coming soon !

ereputation,linkfluence,social media marketing,social media monitoring — Guilhem Fouetillou

Linkfluence, cest un institut d’étude et pas seulement ! C’est aussi un pôle ingénierie de près de 15 personnes qui depuis 5 ans développe l’ensemble de nos technologies d’échantillonnage, de classification, de hiérarchisation et de visualisation de données issues du web. Et c’est au sein de ce pôle que nous façonnons depuis plus d’un an maintenant un outil qui suscite un tel enthousiasme en interne et auprès de nos clients que nous avons décidé de le commercialiser plus largement !

Pour le moment, nous n’en dirons pas plus mais nous recherchons deux postes clés pour permettre à ce projet de prendre son envol d’ici la fin de l’année. Le défi est de taille mais les potentialités sont énormes et nous sommes vraiment impatients de compléter l’équipe pour commencer cette nouvelle aventure. Alors si vous vous sentez l’âme d’un entrepreneur et qu’un projet à dimension internationale ne vous fait pas peur, cliquez sur la bannière !

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