linkfluence blog

27 novembre 2009

Les Français de + en + présents sur le web (social), toutes catégories confondues
linkfluence, web social — Anthony Hamelle @ 0 h 04 min

Les Français sont de plus en plus nombreux à utiliser Internet et semblent faire de plus en plus confiance aux opinions de leurs pairs (amis, consommateurs, citoyens, etc.) sur le web. Ce sont les conclusions respectives auxquelles arrivent la dernière vague de l’observatoire des usages Internet de Médiamétrie ainsi qu’un sondage Harris Interactive sur l’influence d’Internet (réalisé auprès d’un échantillon de 1.000 internautes de 15 ans et plus, présentant donc des marges d’erreur oscillant entre ±1,5% et ±3% environ).

Le seuil de 2/3 des Français (de 11 ans et plus) connectés à Internet a enfin été dépassé. Au-delà du nombre, qui à lui seul rend Internet incontournable en tant que vecteur de communication pour les entreprises ou les institutions, c’est la structure sociodémographique de la population internaute qui attire l’oeil. En effet, Médiamétrie confirme que les internautes français ressemblent en tous points ou presque … aux Français dans leur ensemble. Qu’il s’agisse de l’âge, du lieu d’habitation ou encore du niveau de revenus, il semblerait que la population internaute soit, pour ainsi dire, représentative de la population française dans son ensemble (voir l’édition de mai dernier de l’Observatoire de Médiamétrie pour plus de détails). Les personnes les plus âgées ou les ruraux ont par exemple rattrapé leur retard sur Internet par rapport aux plus jeunes ou aux urbains. Les plus de 55 ans, les femmes ou les catégories socio-professionnelles dites inférieures (CSP-) pèsent approximativement le même poids au sein de la population internaute qu’au sein de la population française dans son ensemble. En d’autres termes, on ne saurait plus opposer à Internet, en tant que vecteur de communication, son incapacité à toucher toutes les catégories de Français qui sont bien présentes sur Internet.

S’agissant de l’expression ou de la consultation des opinions des internautes sur le web, une majorité d’internautes, en France comme ailleurs, sont actifs sur le web social (blogs, forums, réseaux sociaux, etc.). Nielsen confirmait ainsi en mars dernier (rapport Global Faces & Networked Places) que les internautes passent plus de temps sur les réseaux sociaux de type Facebook qu’ils ne le font à s’occuper de leurs courriers électroniques. L’institut Forrester Research confirme pour sa part, semestre après semestre, que les internautes écrivent, commentent ou s’attardent sur les différents lieux d’interaction et d’expression que le web offre. En France, 60% des internautes seraient présents, de différentes manières, sur ce web social. Dans cette sous-partie de la population internaute, on retrouve certes un biais de sur-représentation en faveur des plus jeunes, des plus hauts revenus ou des urbains par exemple. Cependant, ce déséquilibre tend à s’estomper rapidement, les plus forts taux de croissance eu égard à la présence sur le web social s’observent parmi les plus de 55 ans.

Ce que nous devons retenir de ce web social, et plus largement du comportement des internautes sur le web, c’est que la confiance se place de plus en plus de manière horizontale auprès de pairs : famille et amis, autres consommateurs, “blogueurs-experts”, etc. Ce phénomène de confiance horizontale dépasse d’ailleurs les frontières du web et traversent nos sociétés, parfois dites de défiance vis-à-vis des pouvoirs établis. Une récente étude réalisée par Harris Interactive et Euro RSCG C&O révèle ainsi que les consommateurs en viennent, en période de crise, à changer leurs modes de consommation des marques et des produits. Pour en revenir au web, l’agence Razorfish (pour les Etats-Unis) ou l’institut Harris Interactive (pour la France) nous confirment que les internautes font d’abord confiance à leurs pairs, avant les discours et sites officiels d’entreprises ou de médias par exemple. Aux Etats-Unis, près de 8 internautes sur 10 font confiance à leur entourage (famille et amis) quand ils leur parlent de marques, quand 6 sur 10 font confiance à des “blogueurs-experts”. En France, 7 internautes sur 10 disent accorder de l’importance à Internet lorsqu’ils recueillent de l’information (contre 8 sur 10 à leur entourage ou moins d’1 sur 2 à la télévision par exemple). S’agissant de ce constat en particulier, on regrettera simplement qu’Harris Interactive ait posé une question qui paraît bancale et peu compréhensible. En effet, demander aux répondants s’ils accordent leur confiance à leur entourage, à Internet, à la presse écrite, à la radio et à la télévision revient à poser une question du type “Préférez-vous les bananes, les boîtes de conserve, le boeuf, le veau ou le mouton ?”. En effet, cette question comporte des réponses de trois natures très différentes, un cercle social (entourage), un réseau technique (Internet) et des médias à contenu (presse, radio, TV). On notera d’ailleurs qu’Internet contient les deux autres catégories plus qu’il ne les exclue : l’entourage sur les réseaux sociaux ou les médias sur leurs sites respectifs.

L’ensemble des ces données et études convergent quoi qu’il en soit pour confirmer la place accrue qu’occupent Internet parmi la population française, le web social parmi les internautes et l’influence horizontale parmi ceux-ci.

20 novembre 2009

Cartographie de l’eurosphere
linkfluence, études marketing & opinion — Mots-clefs :, , , — Guilhem Fouetillou @ 16 h 02 min

Pour tous ceux qui suivent le PDF Europe (IRL, sur twitter ou en live streaming), voici le support de présentation de linkfluence. Nous avons proposé une première tentative de cartographie du web politique européen, sa structure, ses dynamiques et l’intérêt de différentes communautés politiques nationales pour la désignation du premier président du conseil européen. Pour réentendre notre intervention et donc avoir la bande son de la présentation, rendez vous ici. Vous pouvez par ailleurs consulter notre billet en anglais pour de plus amples explications sur cette étude.

Map & Analysis of the European political web

2 novembre 2009

La tarte à la crème de … la mesure d’audience
Non classé — Guilhem Fouetillou @ 16 h 35 min

Devant le succès du premier épisode (billet le plus lu du blog linkfluence), nous ne pouvons résister à l’envie de continuer la série des tartes à la crème.

Le 20 octobre dernier Jeff Mignon s’interrogeait sur le déclin des sites de journaux en ligne en s’appuyant sur les données fournies par Google Adplanner. Le 1er novembre (hier donc), Francis Pisani reprend l’information mais s’interroge déjà sur la qualité de la source en mettant en opposition résultats de Google et chiffres fournis par Nielsen. La problématique se déplace ainsi de “pour quoi l’audience des journaux en ligne baisse-t-elle ?” à “l’audience des journaux en ligne baisse-t-elle vraiment ?”. Et aujourd’hui, Benjamin Ferran du blog technotes du Figaro, qui reprend la polémique et s’interroge pour sa part sur la qualité des informations fournies par Google Trends/Adplanner faisant ainsi passer la question à “Google fournit-il des données d’audience pertinentes ?”.

Alors devant tant d’interrogations et parce que la question de la mesure d’audience nous intéresse, à linkfluence, tout autant que celle de l’analyse de sentiment, nous avons essayé d’y voir plus clair. Pour ce faire, nous avons multiplié les sources à défaut de pouvoir accéder aux données d’audience du site du New York Times. Plusieurs acteurs aujourd’hui se battent sur ce marché ultra stratégique de la mesure d’audience sur le web et certains proposent d’accéder à leurs données en ligne. Plus qu’un long discours voici donc les captures d’écran des audiences du New York Times pour chacun d’eux.

Google Adplanner

adplanner
Période : mai 2007 à octobre 2009

Unité : Daily Unique Visitors (users) soit le nombre de visiteurs uniques visitant chaque jour le site

Source : https://www.google.com/adplanner/#siteSearch?identifier=nytimes.com&geo=US&trait_type=1&lp=false

Quantcast

quantcast
Période : mars 2007 à octobre 2009

Unité : Monthly Unique Visitors, soit le nombre de visiteurs uniques visitant chaque mois le site

Source : http://www.quantcast.com/nytimes.com#summary

Compete

compete
Période : septembre 2008 à septembre 2009

Unité : Monthly Unique Visitors, soit le nombre de visiteurs uniques visitant chaque mois le site
Source : http://siteanalytics.compete.com/nytimes.com/

Alexa

alexa1
Période : novembre 2008 à octobre 2009

Unité : Daily Reach (percent), soit pour chaque jour le pourcentage d’américains ayant consulté au moins une page du journal
Source : http://www.alexa.com/siteinfo/nytimes.com

Commentaire

Donc … Essayons d’être un minimum rigoureux ! Adplanner nous explique que depuis début 2008 la tendance générale est à la baisse et que le New York Times a reçu sur la période étudiée entre 1,5 millions et 3 millions de visiteurs unique jour.

Quantcast de son côté présentait une tendance à la baisse entre mars et octobre 2007 suivi d’une formidable remontée entre octobre 2007 et mars 2008 (+50% de visiteurs uniques par mois) puis à nouveau une descente aux enfers jusqu’en juillet 2009 pour conclure sur une embellie finale depuis 3 mois (que d’agitation !). Les chiffres représentent des visiteurs uniques par mois et les valeurs semblent comparables avec les visiteurs uniques jours de Adplanner (en effet si on considère que nos visiteurs uniques jour de Google reviennent en moyenne 4 fois par mois sur le New York Times alors les chiffres présentés sont cohérents).

Compete n’offre qu’un an de données sur son accès public. On constate des chiffres plutôt stables entre septembre 2008 et juillet 2009 (entre 15 et 16 millions de visiteurs uniques par mois) puis une augmentation nette sur aout et septembre.

Enfin Alexa qui en vieux briscard de la mesure d’audience sur le web (c’est le plus vieux acteur des 4) nous fournit une belle courbe de reach stable sur 1 an.

Bilan

Commençons par les points “positifs” : les taux de visiteurs uniques par jour, par mois et le reach semblent grosso modo comparables ! (ouf, au moins on ne pourra pas dire que l’on fait du mauvais esprit).

Dans la liste des choses à “améliorer” : les tendances. La période septembre 2008 à juillet 2009 est particulièrement instructive. Pour Google ça baisse, pour Quantcast ça chute aussi mais beaucoup plus fortement, pour Compete ça stagne et pour Alexa ça reste stable en Reach donc logiquement ça augmente en nombre de visiteurs uniques (taux de connexion aux US en constante progression) et enfin pour Nielsen ça monte.

De même pour les 3 derniers mois avec Compete et Quantcast qui nous annonçent une magnifique envolée qui semble invisible à Google et Alexa.

Quand finalement, on voit que ces données servent de base à des milliards d’euros, de dollars, de yens, de roupies, de yuans d’investissements publicitaires chaque année dans le monde et bien … et bien … et bien … on reste tout de même un minimum perplexe.

19 octobre 2009

Bientôt, l’observatoire de la politique sur le web social…
linkpaper-observatoires, études marketing & opinion — Mots-clefs : — Anthony Hamelle @ 16 h 14 min

La semaine dernière, Guilhem vous présentait dans ces colonnes le “timecloud” de rtgi / linkfluence, nuage de mots permettant d’appréhender de manière dynamique l’univers lexical qui se dessine autour d’un thème, d’une personnalité ou de n’importe quelle autre entité (entreprise, marque, association, etc.).

Le premier exemple d’utilisation de notre nuage dynamique révélait les univers lexicaux associés à Frédéric Mitterrand de mi-juillet à mi-octobre. On retiendra d’ailleurs de cet exemple qu’un nuage de mots, plus que de révéler les appréciations (par exemple coupable, impardonnable, excusable, compréhensible) révèle plus aisément les évocations associées - pour Frédéric Mitterand Google et Hadopi au mois d’août, Roman Polanski au mois de septembre puis la polémique autour de son roman “Mauvaise vie” à partir de fin septembre.

Le jugement, la tonalité ou de manière plus générale l’opinion ne sauraient être appréhendées avec suffisamment de finesse au travers d’un champ lexical et de l’objet qui le transpose, le nuage de mots. Néanmoins, ce dernier complète fort utilement l’établi de celui ou celle qui se fait fort de mesurer, d’analyse et autant que faire se peut de comprendre l’opinion. Point de marteaux, vis, tournevis ou clés de 8, mais profils sémantiques (requêtes définissant de manière univoque un thème ou une entité), crawlers, scrapers, courbes de tendances, camemberts de parts de voix, verbatims et nuages de mots qui permettent de décrypter l’opinion qui se forme et s’exprime spontanément sur le web social.

Aussi, à titre d’exemple et de teasing*, vous trouverez ci-dessous une brève analyse de deux mois d’opinions exprimées au sein des communautés politiques et de débat public du web social français** autour des grandes thématiques qui préoccupent les Français et des principaux personnages politiques du Gouvernement et des oppositions (gauche, centre, extrême droite).

Les thématiques qui font débat de mi-août à mi-octobre 2009 : la taxe carbone moteur de la thématique du développement durable, le ballon de la grippe A se dégonfle

De mi-août à mi-septembre 2009, la thématique de l’environnement et du développement durable domine l’agenda des médias sociaux à la faveur du débat sur la taxe carbone. Viennent ensuite l’emploi et le chômage (toujours présents au sommet des conversations en période de crise), l’éducation et l’enseignement supérieur (rentrée des classes, réforme des universités), la justice (suppression du juge d’instruction notamment) et la santé (grippe A notamment).

De mi-septembre à mi-octobre, la thématique de l’environnement et du développement durable demeure en tête des conversations (toujours autour de la taxe carbone, la perspective du sommet de Copenhague venant s’y ajouter), tandis que les trois thématiques suivantes prennent une part plus importante dans le débat public, justice, emploi-chômage & éducation occupant à elles trois près de la moitié des conversations. L’évolution la plus intéressante par rapport au mois précédent est la baisse significative de l’intérêt porté à la thématique de la santé, sans doute en raison d’une crainte moins forte à l’égard des effets de  la grippe A. D’ailleurs, parmi les opinions exprimées à ce sujet, une proportion plus forte qu’au mois précédent est critique vis-à-vis du Gouvernement.

L’agenda du web social ainsi appréhendé, on peut par exemple s’intéresser aux personnages politiques dont les actions ou initiatives sont les plus commentées, en lien même avec ces thématiques - ce que l’on peut appeler “part de voix qualifiée”.

Part de voix qualifiée des principaux personnages politiques : les oppositions à la traîne, Nicolas Sarkozy & François Fillon impriment leur marque

De mi-août à mi-septembre 2009, les 15 personnalités politiques d’opposition suivies (gauche, centre, extrême droite) disposent d’une part de voix qualifiée cumulée de moins de 30%. En d’autres termes, les personnalités des oppositions n’occupent pas même un tiers des conversations du web social français autour des principales thématiques du débat public. On notera d’ailleurs que celles et ceux ayant exprimé des opinions “lisibles” sur la taxe carbone, telle Ségolène Royal ou Martine Aubry, occupent une place non négligeable. Au sein du pouvoir exécutif, la part de voix qualifiée de Nicolas Sarkozy n’est que de 22% environ, un point bas par rapport à son étiage moyen, en raison peut-être des vacances prises par le Président de la République au mois d’août après son malaise vagal. On notera qu’à deux deux, Nicolas Sarkozy et François Fillon occupent une place plus importante que l’ensemble des personnalités d’opposition en lien avec les principales thématiques discutées, sans l’appoint des parts de voix des 14 autres personnages politique du Gouvernement suivis.

Parts de voix qualifiée - 15/08 au 15/09 :
090815_090915_cross_pol_fr

Sur la période suivante (mi-septembre à mi-octobre), la tendance observée s’accentue puisque les personnalités d’opposition ont une part de voix qualifiée cumulée d’à peine plus de 15%, tandis que Nicolas Sarkozy & François Fillon représentent plus de 40% des conversations sur ces thématiques, celle de la justice étant très fortement associée au Président de la République (suppression du juge d’instruction, réactions de la présidence ensuite d’affaires particulières, procès Clearstream).


Parts de voix qualifiée - 15/09 au 18/10 :

090915_091018_sov

Le pouvoir exécutif domine très largement les conversations thématiques du web social, laissant les oppositions loin derrière en terme de visibilité qualifiée. Il apparaît en effet que celles-ci se sont peut-être trop concentrées sur des thématiques plus conjoncturelles, notamment sur des polémiques liées à différentes personnalités politiques ou publiques (Roman Polanski, Frédéric Mitterrand, Jean Sarkozy), ce qui a nui à leur capacité à peser dans les discussions sur les thématiques plus structurelles. D’ailleurs, nos nuages de mots permettent facilement d’appréhender cette dimension. L’exemple suivant autour de Nicolas Sarkozy et François Fillon, les deux principaux personnages politiques associés aux grandes thématiques du débat public, permet de révéler la symbolique qui se dégage autour d’eux, à travers les champs lexicaux spécifiques qui leur sont associés (indépendamment des champs lexicaux partagés par l’ensemble des personnages politiques).

Evocations associées à Nicolas Sarkozy & François Fillon : un Président symboliquement éloigné des grandes thématiques du débat public, un Premier Ministre au plus près des dossiers politiques

En dépit d’une part de voix qualifiée significative (i.e. forte association aux grandes thématiques du débat public), les évocations spécifiquement associées à Nicolas Sarkozy, de manière très visible, sont bien plus contingentes, voire négatives. A l’exception du mois d’août où - en dépit d’une part de voix qualifiée plus faible qu’en septembre ou octobre - le Président est spécifiquement associé à des évocations politiques substantielles (taxe carbone, bonus bancaires, grand emprunt) avec un champ lexical implicite plutôt positif (registre de la nouveauté), les évocations spécifiquement associées à Nicolas Sarkozy laissent entrevoir un agenda spécifique contingent, non maîtrisé, éloigné des préoccupations des Français. Qu’il s’agisse du procès Clearstream en septembre ou de la polémique sur l’arrivée de son fils Jean à l’Etablissement public d’Aménagement de la Défense (EPAD) en octobre, ce sont des évocations superficielles qui entourent spécifiquement un Président qui se voit ainsi éloigné, du moins symboliquement, des grands enjeux auxquels le pays est confronté.


Evocations spécifiquement associées à N. Sarkozy du 15/08 au 15/09


Evocations spécifiquement associées à N. Sarkozy du 15/09 au 18/10

A l’inverse, tout au long de cette période (mi-août à mi-octobre), le Premier Ministre François Fillon reste spécifiquement et symboliquement associé aux principaux dossiers, enjeux et combats politiques du moment (taxe carbone, grand emprunt, crise, Union Européenne, rentrée des classes, gauche et droite, etc.).


Evocations spécifiquement associées à F. Fillon du 15/08 au 18/10

L’ensemble de ces outils permet un décryptage du débat public en ligne, particulièrement quand les évolutions temporelles sont suivies avec attention, ce à quoi nous allons nous atteler (cf. infra). S’agissant de l’exemple ici présenté, on peut en retenir les enseignements suivants :

- Trois à quatre grandes thématiques ont fermement occupé le devant de la scène dans les conversations du web social au cours des deux derniers mois : développement durable, emploi & chômage, éducation, justice. La bulle médiatique autour de la grippe A a apparemment éclaté en septembre (j’espère que vous aurez apprécié la précédente allitération, à lire à haute voix bien sur !) ;

- Les oppositions (gauche, centre, extrême droite) n’ont pas réussi à imposer leur voix parmi les principales thématiques débattues sur le web social au cours des deux derniers mois ;

- Si le Président de la République reste fortement associé aux grandes préoccupations des Français, il a symboliquement glissé vers un registre plus contingent à partir de septembre ;

- Le Premier Ministre a une image spécifique plus politique, proche des dossiers.

*Pourquoi ce billet participe-t-il d’un teasing? Car linkfluence lancera très prochainement l’observatoire de la politique sur le web social français. Cet observatoire permanent permettra de comprendre les dynamiques d’opinion autour des principales thématiques du débat public (chômage & emploi, logement, santé, retraites, justice, etc.), des enjeux du moment (par exemple réforme de la taxe professionnelle, ouverture du marché des jeux en ligne, réforme des collectvités territoriales, grand emprunt, EPAD, etc.) et des principaux personnages politiques au sein du pouvoir exécutif ou parmi les oppositions.

**Echantillon des 2.273 médias sociaux (à l’exclusion des médias en ligne, traditionnels ou pure players) parmi les plus visibles et actifs sur le web social français dans 22 communautés partisanes ou non partisanes s’intéressant au débat public et à la vie politique (jeu et enjeux).

13 octobre 2009

Fly me to the clouds
linkfluence — Mots-clefs :, , — Guilhem Fouetillou @ 15 h 40 min

A linkfluence, depuis quelques années maintenant, on cartographie. Évidemment, on ne fait pas que cela, la carte reste un outil, elle pose un territoire, nous donne à voir notre terrain de jeu mais une fois celui-ci manifesté, encore faut-il pouvoir décrire ce qu’il s’y passe, suivre ses évolutions. Lorsque nous cartographions le web social, ce terrain est fait de mots mais aussi d’images, de sons, de vidéos et les unissant tous de liens hypertextes qui leur donnent leur structure, qui définissent leurs proximités, qui articulent leur temporalité. Ces mots, nous en suivons l’évolution depuis longtemps maintenant au travers de courbes de tendances qui ont d’ailleurs bien évolué depuis notre “tendançologue” !  Cela permet de montrer de manière synthétique l’évolution d’un ou plusieurs termes au cours du temps ; mais dès que le nombre de termes augmente, la lisibilité décroit et interpréter les représentations devient malaisé. Alors on pense immédiatement aux nuages de mots qui permettent d’afficher un grand nombre de termes classés par ordre alphabétique et dont les tailles et/ou couleurs sont fonction de leurs fréquences. Il existe d’ailleurs d’excellents outils en ligne pour en réaliser en quelques clics (wordle est aujourd’hui une référence). Mais les nuages de mots ne permettent pas de suivre des évolutions au cours du temps, apparitions, disparitions, croissance, déclin de mots et lorsque l’on s’intéresse au terrain extrêmement volatile et mouvant du web, cela pose forcément problème.

Donc nous avons commencé à travailler à partir de cette idée simple : comment réaliser un nuage de mot évolutif qui reste lisible dans ces évolutions et ne soit pas désorientant. On ne va pas dire que ce fut simple mais un des noeuds du problème s’est en partie résolu lorsque nous avons décidé que ce nuage fonctionnerait selon deux régimes, un évolutif dans lequel chaque mot possèderait une place et une seule et permettant ainsi de suivre son évolution au cours du temps et un second stabilisé permettant de réaliser un focus sur une période de temps sélectionnée.

Et le résultat me demanderez vous ? Et bien le voilà sur le blog de linkfluence en attendant qu’il vienne rejoindre l’ensemble de nos produits et services.

Vous pouvez donc explorer le nuage de mots autour de Frédéric Mitterrand et ceci depuis 3 mois, évidemment la polémique récente autour de l’affaire Polanski aura grandement bouleversé le “co-texte” du ministre …

Le “timecloud” (tel est son nom de code) permet donc à la fois d’appréhender facilement les termes les plus présents sur une période de temps donnée mais aussi de voir l’évolution de ces termes au cours du temps. La timeline permet de définir la période que l’on souhaite consulter, une fois définie, les termes de la période vont se ranger par ordre alphabétique et leur couleur ainsi que leur taille va indiquer la fréquence relative du mot sur cette période par rapport aux autres présents. Dans le nuage ci-dessus, on voit par exemple que le terme le plus présent sur la période maximale (91 jours) est le terme “affaire”.

Si on bouge la timeline, la disposition des mots va changer,  ils vont tous prendre la même taille et tous les mots présents sur la période vont être affichés.  Seuls les mots présents sur la période temps courante seront colorés, les autres apparaîtront comme grisés-transparents ; cette visualisation permet de suivre l’apparition, la disparition et l’évolution des termes sur la période globale du nuage. Lorsqu’on s’arrête sur une période de temps, les mots vont se réarranger pour reprendre une disposition n’affichant que les mots présents sur cette période et leur taille va à nouveau être fonction de leur fréquence. En cliquant sur la disposition en liste (en haut à droite) il sera possible de rester constamment en vision liste dans laquelle tous les mots ont la même taille.

Enfin il est possible de sélectionner un ou plusieurs mots (avec le bouton ctrl à concurrence de 4) pour suivre dans la timeline l’évolution de la fréquence de ces termes.

18 septembre 2009

La mobilisation à Copenhague limitée aux “happy few” ?
Non classé, web social — Clémence @ 18 h 04 min

Sommet de Copenhague : moins 79 jours (voir le compte à rebours)

Un bruit en ligne qui se renforce …

Alors que l’échéance approche, les communautés du web militant renforcent la  mobilisation :  l’appel “Ultimatum Climatique”, lancé par un groupe d’ONG, a recueilli plus de 146 000 signatures et des initiatives “in real life” apparaissent. Après les actions entreprises en ligne,  militants et sympathisants sont appelés à concrétiser : Avaaz apparaît comme un des acteurs les plus actifs en la matière, demandant à ses contacts de téléphoner au cabinet de Nicolas Sarkozy , apparemment avec succès : “Le message semble être passé auprès du Cabinet de Sarkozy qui a contacté Avaaz hier soir, très surpris par cette action inhabituelle” déclarent-ils sur leur site à l’issue de l’action.

Une nouvelle action d’envergure est en préparation : les militants ont rdv le 21 septembre pour sonner ” l’alarme climatique  qui réveillera les décideurs”. Organisée à l’initiative du mouvement mondial pour agir contre les changements climatiques (Tcktcktck soutenu par Kofi Annan),  cette “ flash mob“  a été conçue pour faire le tour du monde.  Quelque 500 événements sont prévus dans 55 pays, comme le montre la carte interactive des mobilisations mondiales mise en ligne par Avaaz , qui a également produit une “trousse à outil du militant“  pour ce jour. Pour la France, 760 personnes ont confirmé, via Facebook,  leur participation à la mobilisation , promue, entre autres,  par le WWF et Greenpeace.

Enfin, au delà de la sphère écologique et environnementale, d’autres communautés militantes émergent. Pour faire de Copenhague un combat environnemental, mais aussi et surtout social,  l’extrême gauche se mobilise. Un texte intitulé  Appel Urgence climatique, justice sociale a été publié par plusieurs signataires : Action Consommation, A.C. ! Agir ensemble contre le chômage, Aitec - IPAM, Amis de la Terre, Attac, Bizi !, Confédération Paysanne, Ecorev’, Fac Verte, FSU, Fondation Copernic, LDH, Mouvement de la Paix, MRJC, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d’Ecologie Populaire  et soutenu par Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, le NPA.

… mais qui ne pénètre pas l’ensemble du web social et citoyen :

En effet, on peut observer que si les tweets contenant les hashtags dédiés au sujet (#cop15, ou encore #climatechange) s’intensifient, si les participants Facebook aux différents groupes augmentent, et si le continent “sociétal” du web social est un producteur prolifique d’articles et de billets, cette montée en puissance reste limitée à une frange réduite du web citoyen. En effet, ce sont les hyperconnectés, hyperengagés des communautés “politiques” et “agora” qui sont présents et qui s’expriment.  Les continents Loisirs et Individualité, qui touchent tous deux plus à l’intime, au personnel, apparaissent imperméables au sujet.

Ainsi, en dehors d’une catégorie d’internautes spécialistes du militantisme en ligne et des arcanes de la communication 2.0, le reste des internautes et donc, des  citoyens connectés, n’est pas touché : des communautés pourtant habituellement sensibles aux débats environnementaux, telles que les fans d’automobile, ou encore les mamans   n’abordent pas le sommet lui-même ou les initiatives militantes sur ces trois dernières semaines.

Des continents du web inexplorés par les militants de Copenhague

impact et pénétration territoriale du thème “sommet de Copenhague” sur le web social français source : portail linkscape

Au delà des sites ou blogs, la même tendance est détectée dans les grands carrefours de conversations : des recherches dans les trois grands forums français que sont Doctissimo.fr, AuFeminin.com et Forum-Auto.com sur les mots clés “sommet de copenhague” et “ultimatum climatique” n’ont donné qu’un nombre de résultats extrêmement réduit, mettant en lumière des conversations non suivies, non relancées .

En dehors du bruit médiatique remarquable créé par la mobilisation dans les zones militantes du web, la grande majorité du web social n’analyse pas le sommet, ne débat pas et ne produit pas d’arguments en faveur ou à l’encontre du Sommet de Copenhague.

Alors que ces communautés sont sensibles et productives sur des sujets environnementaux connexes au Sommet, on peut s’interroger sur la stratégie d’occupation du territoire numérique mise en place par les organisations, les sympathisants, les militants : sauront ils trouver les chemins d’accès aux autres continents du web social, ou ceux-ci resteront ils inexplorés ?

3 septembre 2009

La tarte à la crème du sentiment analysis
social media monitoring, web social — Guilhem Fouetillou @ 13 h 09 min

Il n’est pas un jour sans qu’un nouvel acteur apparaisse principalement aux Etats-Unis sur le secteur du social media monitoring. Le secteur connaît donc une explosion des acteurs en présence sans que cela ne se traduise par une augmentation des possibilités et fonctionnalités offertes par ces outils. On observe en effet depuis quelques mois une forme de stabilisation ou de convergence des features présentes dans tout outil de social media monitoring.

Une analyse lointaine pourrait laisser penser qu’une telle homogénéisation des services est la résultante d’une adéquation entre l’offre et la demande, les clients de ce type de solutions y trouvant actuellement précisément les fonctionnalités attendues pour gérer l’image en ligne de leur marque ou de leurs clients. Il n’en est pourtant rien et nombre d’experts soulignent les insuffisances de ces solutions (voir par exemple l’excellent billet d’Asi Sharabi qui a suscité une importante polémique dans le secteur).

Parmi ces fonctionnalités que tout outil se doit de mettre en avant on trouve l’analyse de tonalité, plus couramment appelé sentiment analysis. Chaque outil se targue de pouvoir taguer à la volée les contributions au sujet d’un produit ou d’une marque comme étant négatifs, positifs ou neutres et de produire des indicateurs agrégés permettant de repérer en un coup d’œil les humeurs de ses consommateurs.

Une fois dépassé le discours commercial et l’orchestration permanente d’un buzz enthousiaste sur le sujet (par les revendeurs eux même forcément), la réalité est bien moins glorieuse et l’écart entre la pertinence réelle de ces outils et ce qui en est dit abyssal.

Le langage n’est pas constant. Il varie en fonction des zones géographiques, des niveaux d’éducation, des âges, des centres d’intérêt. Il est en perpétuelle évolution et se réinvente continuellement, produisant de nouveaux mots, en exhumant des disparus, donnant des sens nouveaux à d’autres. Le TAL (traitement automatisé du langage) travaille activement sur cette complexité depuis plusieurs dizaines d’années et tous les experts s’accordent à dire que, bien que les progrès dans le domaine sont conséquents, il n’est pas possible de proposer des services tout terrain capables d’analyser automatiquement tout type d’expression issue de la variété des modes d’expression du web.

Comme nous l’avons indiqué précédemment, le sentiment analysis présent sur la plupart des outils de social media monitoring limite la problématique du TAL en se proposant d’annoter les contenus analysés sur une échelle de tonalité allant du négatif au positif en passant par le neutre. Bien que l’ambition soit ici plus limitée, les résultats obtenus ne peuvent être jugés satisfaisants. Seule une partie extrêmement limitée du lexique des termes et expressions laudatifs et péjoratifs est partagée, sa grande majorité est dépendante du locuteur (origine sociale, âge, centres d’intérêt), du contexte élargi (contenus de la page mais aussi contenus des pages et sites en proximité). Ces difficultés ne sont pas insurmontables mais elles demandent une expertise et une intervention humaine continue n’autorisant pas la mise à disposition de tels services sur étagère ou sous forme de SaaS.

Au final, la plupart des solutions existantes classe une grande majorité des prises de position comme étant neutres pour ne pas créer un bruit trop visible et décrédibilisant. Malgré cette sécurité, dans nombre de cas, les technologies sont incapables de repérer le sarcasme, l’ironie, l’implicite, le suggéré et tous ces éléments qui font qu’au final toute prise de parole est porteuse de jugement. Par conséquent, la qualification d’une prise de position comme étant “neutre” est la plupart du temps inappropriée et les résultats agrégés sur les proportions de messages positifs, neutres et négatifs de peu de confiance.

Il est évidemment inquiétant de constater que nombre de marques, agences, instituts d’études s’appuient sur ce type de résultats pour orienter leurs actions ou préconisations. Tous profitent d’une cécité partielle ou complète des marques quant aux médias sociaux due à un manque de compréhension de ces nouveaux territoires ainsi qu’à l’absence de standards partagés et d’une mesure in fine du ROI (voir à ce sujet la présentation très pragmatique d’Olivier Blanchard sur la mesure du ROI dans les médias sociaux). Maintenir ce flou, c’est à terme, discréditer ce secteur d’activité et le mener à une mort certaine. Nous manquons aujourd’hui d’acteurs réellement indépendants, n’ayant pas d’intérêt à promouvoir ce type d’outils, pour poser des benchmarks s’appuyant sur leur utilisation en situation et non sur la comparaison de leurs fonctionnalités déclarées ou des entretiens avec leurs propres concepteurs et promoteurs …

ps : je découvre à l’instant ce billet publié il y a quelques heures par le blog de ComMetrics qui va clairement dans le bon sens !

21 août 2009

Sommet de Copenhague : le web se met en marche
social web marketting — Clémence @ 11 h 31 min

précision méthodologique

La présente analyse sommaire a été réalisée sur 114 communautés du web social français, composées de plus de 8.500 sites (blogs, médias, forums) actifs et visibles au sein de cet espace.

une forte mobilisation médiatique

A 108 jours du début de la conférence de Copenhague sur le changement climatique (voir le compte à rebours sur le site de l’ONU dédié à l’évènement) on observe que le sommet provoque un bruit médiatique important sur le Net.

En effet, les premiers pourvoyeurs de contenus sur internet sur le sujet sont les médias, traditionnels et pure players, qui ont généré, ces trois derniers mois, 42% des articles et billets publiés en ligne sur le sommet.

Des dispositifs spécifiques commencent à être mis en place : ainsi, la chaîne dédié du site l’Expansion : « Sur la route de Copenhague » met en ligne au jour le jour des articles, des interviews d’acteurs français et internationaux et d’ONG. La chaîne musicale MTV, a lancé, un concours en partenariat avec le Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer et la Commission Européenne : Play to stop, Europe 4 climate, consiste à réaliser une vidéo sur le thème de l’environnement et des énergies vertes et renouvelables pour lutter contre les émissions de C02 en Europe.

Enfin, MSN a lancé, lors de la dernière journée de l’environnement, sa chaîne verte, en partenariat avec lemonde.fr et la fondation Terra Nova : « MSN vous invite à faire des propositions sur les thématiques de la biodiversité, de l’écologie au travail, de l’écologie au quotidien, de l’action des associations ou tout autre sujet qui vous semble pertinent. Ces propositions feront l’objet d’une charte verte qui sera présentée lors du sommet sur l’environnement de Copenhague (qui fait suite au sommet de Kyoto) ainsi qu’aux institutions nationales et internationales. »

taux de penetration éditorial du sommet de copenhague (vs sommet du G20 de Pittsburgh)

taux de pénétration éditorial quotidien, en pourcentage de l’ensemble des articles publiés, des thématiques du sujet « sommet de Copenhague » au sein du web social français /  sur la période du 9 mai au 6 août 2009 - Comparaison avec le taux de pénétration du sommet du G20 de Pittsburgh (septembre 2009)

un débat public qui motive les politiques sur le web social

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Cartographie : zones de pénétration du thème Somme de Copenhague au sein du web social français sur la période du 9 mai au 6 août 2009

Parmi les 3 continents d’opinion du web social français, il apparaît nettement que seul le continent société, comprenant les communautés traitant de manière récurrente des sujets économiques, politiques, et sociaux se mobilise pour offrir une réelle visibilité au sujet.

Les communautés les plus actives sont celles ayant une forte composante politique ou militante : la gauche arrive en tête, suivie de la communauté société civile (qui regroupe associations, collectifs…). Notons que les deux communautés ayant le plus d’appétence pour le sujet n’arrivent que troisième (environnement) et quatrième (écologie politique).

Le comportement éditorial de la communauté environnement est atypique : extrêmement active sur le thème du changement climatique tout au long de l’année, la communauté ne semble pas, pour le moment, particulièrement compter sur le Sommet de Copenhague. Contrairement aux médias, ou aux communautés politiques, qui font revêtir à l’évènement un caractère exceptionnel et porteur de changements profonds, la communauté environnement a une analyse moins évènementielle, inscrite dans la durée.

les ONG bonnes stratèges en ligne

La campagne Ultimatum climatique, portée conjointement pas plusieurs ONG (Greenpeace, WWF, Action contre la faim, FIDH ou Fondation Nicolas Hulot entre autres) représente, sur l’ensemble du web social ces trois derniers mois, 13% du bruit médiatique en ligne sur le Sommet.

Cette campagne dépasse les frontières de sa seule communauté de naissance (société civile) et existe même hors du continent société. Ainsi, alors que le sujet générique du Sommet de Copenhague est invisible sur le web de l’individualité (mode, beauté, famille) et des loisirs (sports, automobile…), la campagne Ultimatum Climatique y trouve un écho, encore faible pour le moment, mais bien visible.

De plus, notons que le terrain des réseaux sociaux a été bien occupé par les associations : une chaîne Ultimatum-climatique a été créée sur Dailymotion, un compte Flickr également. Facebook a  été investi, le groupe L’ultimatum climatique // Copenhague-2009.com regroupe plus de 15 000 membres et a fait des émules, puisque des groupes connexes, mais non officiels ont été créés : COPENHAGUE 2009 (Greenpeace / Fondation Nicolas Hulot) Sauvons le climat… (200 membres) ou encore Copenhague-2009 (75 membres), premier indice que les internautes commencent à se saisir spontanément des arguments proposés par les ONG signataires de l’appel.

C’est donc une stratégie de propagation en ligne efficace qui a été mise en place, même si quelques espaces en semblent pas encore bien investi : sur Twitter notamment on peut noter que le compte http://twitter.com/copenhague2009 est inactif depuis le mois de janvier, et que les comptes http://twitter.com/ultimatumclimat ou  http://twitter.com/urgenceclimat n’ont pas été réservés. Seul le compte http://twitter.com/tcktcktck, en anglais, fait la jonction entre l’ensemble des ONG présentes sur Twitter.

29 juin 2009

L’observatoire de la parfumerie nommé au “ESOMAR Excellence Award 2009″
Non classé — Anthony Hamelle @ 9 h 44 min

C’est en revenant de Cannes où le papier a été présenté que nous avons eu la surprise et le plaisir d’apprendre que celui-ci avait été nommé à l’excellence award 2008/09 remis au meilleur article de recherche de l’année publié dans le cadre d’ESOMAR, association mondiale des instituts d’étude marketing & opinion. Cette nomination conforte le soin qu’apporte linkfluence à la rigueur de ses méthodologies de segmentation et d’analyse du web social. Rendez-vous à Montreux du 15 au 18 septembre pour connaître les résultats.

L’observatoire, qui avait déjà été présenté ici même il y a quelques semaines avec accès à sa version gratuite, figure par ailleurs dans la dernière édition de Cosmétiques Hebdo qui revient sur la place des marques de niche et des best sellers au sein des conversations du web social. La version complète de l’observatoire est disponible sous la forme d’une étude par souscription. Si vous êtes intéressés, contactez-nous !

linkfluence Trends in Fragrance Barometer (FR, 2009)

25 juin 2009

Découverte du social media planning avec linkscape
Non classé — nperpetuite @ 9 h 39 min

Comment analyser les nouvelles tendances émergentes du web social ? Comment planifier la stratégie d’approche des communautés de consommateurs en ligne ? Comment pouvez-vous aider les équipes web à mettre en place des campagnes “2.0″ aussi efficaces que séduisantes ? Comment retrouver la consumer experience et l’insight révélateur sur le web ?
Afin d’apporter des réponses à ces questions, linkfluence a développé une approche exclusive, au travers de prestations d’études et du développement de solutions et d’outils technologiques.

Le portail linkscape est une de nos solutions d’analyse, conçue pour le social media planning.

(Lire la suite…)

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