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études marketing & opinion

28 juin 2010

L’iPad : des utilisateurs-ambassadeurs qui créent des contenus !

brand research, linkfluence, études marketing & opinion — Nicolas Perpétuité

Alors que l’iPhone 4 sort en France et que les ventes d’iPad ont dépassé les 3 millions, nous avons exploré les espaces du web social US pour donner une image complète de la présence de l’iPad (blogs, médias en ligne, forums) lors des premiers jours de sa sortie aux Etats-Unis (avril 2010).
Notre étude s’attache d’abord à analyser la visibilité de l’iPad avant d’analyser plus en détail les éléments d’utilisation et de perception de celui-ci (synthèse d’une étude u&a 2.0).

Un succès de visibilité :

    - Une présence dans 6 conversations spontanées sur 1.000, supérieure aux standards de présence des autres appareils du secteur de l’informatique ou de la téléphonie ;
    - Une capacité à intéresser, dès son lancement, des communautés grand public (notamment féminines) en plus des communautés business ou technophiles ;
    - Une tonalité majoritairement positive, dans plus de 59 % des opinions recueillies.

Des publics variés qui génèrent des contenus :

    - Les témoignages d’utilisation sont principalement émis par des hommes early adopters ;
    - Une tablette – plutôt tournée vers Internet et les loisirs que la bureautique – qui permet de créer des contenus et pas seulement d’en consommer ;
    - Des attentes partagées entre le harwdare (poids, caméra) et le firmware (multitâche, gestion de flash).
Téléchargez l’étude U&A 2.0: étude synthétique de présence, de perception et d’utilisation de l’iPad

16 juin 2010

Impact de la crise sur la réputation des sociétés, banques et gouvernements

études marketing & opinion — Nicolas Perpétuité

Le but des travaux réalisés en partenariat avec le groupe MS&L est de mettre en lumière l’impact de la crise financière, économique et sociale qui a émergé en 2008, sur la réputation des entreprises, des banques et des gouvernements.

L’étude révèle, sur une période s’étalant de novembre 2009 à février 2010, les perceptions qu’en ont les leaders d’opinion en ligne de six pays: les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Chine.

Tendances globales et principales conclusions :

    - Un lien de confiance rompu : les banques et les entreprises sont considérées comme irresponsables et déconnectées de la réalité. Les gouvernements du monde entier sont blâmés pour leur incapacité à « faire rentrer dans le rang » les sociétés financières ;

    - Les banques dans la ligne de mire : dans tous les pays étudiés, les banques sont l’objet de multiples réprobations et sont perçues comme étant directement responsables de la crise. En outre, elles sont critiquées pour le maintien de leurs mauvaises habitudes (manque de transparence, bonus, etc) qui ont conduit le monde à plonger dans la pire crise depuis la Seconde Guerre mondiale ;

    - Des entreprises dont la réputation est indirectement entachée : à l’exception des banques, les entreprises ne sont pas particulièrement pointées du doigt. En revanche on observe que les patrons d’entreprise sont handicapés par un déficit de confiance ;

    - L’action des gouvernements n’est pas appropriée : les gouvernements sont accusés de rester inertes et impuissants face aux banques ;

    - Comment restaurer la confiance : Dans l’ensemble, il apparaît que les leaders d’opinion expriment un besoin pour des comportements plus conservateurs et des relations plus personnelles avec les sociétés ou les gouvernements. Les sociétés et les gouvernements vont être jugés sur leur capacité à jouer leur rôle (par exemple, réglementation des gouvernements ou des moteurs de l’économie pour les banques) ;

    - Confiance, à qui ? La confiance est plus facilement accordée aux individus comme les experts, les dirigeants politiques, les pairs ou acteurs de la société civile qu’à des sociétés (ainsi que leurs dirigeants) ou des gouvernements.

Vous souhaitez en connaître plus sur l’analyse et la mesure d’impact ? Téléchargez l’étude en anglais et contactez-nous

7 mai 2010

Observatoire des marques (mars 10)

ereputation, observatoires, études marketing & opinion — Nicolas Perpétuité

Nous vous présentons l’observatoire des marques linkfluence et notre analyse des actualités qui ont impacté la présence des marques et secteurs les plus visibles en mars. Parcourez-le pour comprendre ce qui anime les communautés d’intérêt du web masculin, féminin et de société, et trouver comment les marques, produits et campagnes ont généré des discussions sur le web social français.

Au sein des communautés du web masculin, les marques d’informatique dominent les conversations : les médias sociaux traitent d’une variété de sujets en la matière. La présence des secteurs de l’électronique mobile, de l’automobile et des services Internet progresse, pendant que les marques de jeux vidéos font leur apparition parmi les secteurs les plus visibles.

Le web féminin accorde pour la seconde fois de l’année une place de choix aux marques de services Internet, avec une partie des discussions axées sur les usages des réseaux sociaux. Les marques de luxe, mode et accessoires, cosmétique et beauté bénéficient d’une présence en légère amélioration, tout comme le secteur culture et divertissement.

L’actualité électorale du mois de mars porte la visibilité de nombreux secteurs sur le web de société : les marques de télévision, radio et communication (instituts d’études et de sondages) tirent parti de l’actualité politique et des évènements de cette période. Les élections viennent aussi impacter la présence des marques de services Internet, bien que les débats s’articulent plus autour des sujets liés à la vie privée. Le secteur de l’énergie conserve sa position, en raison de polémiques liées aux questions du nucléaire et de l’eau.

Enfin, ce mois-ci, nous nous sommes attachés à analyser la présence des marques de cosmétiques et beauté : il apparaît qu’au-delà des affinités naturelles des communautés féminines avec ces marques, l’attention portée par le web social au secteur cosmétiques et beauté est fragile.

Observatoire des marques – mars 2010

22 avril 2010

Westminster Watch !

ereputation, observatoires, social media monitoring, études marketing & opinion — Tags: , , , , — Guilhem Fouetillou

Les élections législatives auront lieu le 6 mai prochain au Royaume-Uni. Comme pour toutes les grandes élections depuis 2004 aux Etats-Unis, la place du web y sera importante. Au delà de l’impact de ce média sur l’issue finale du scrutin, le web social est un terrain d’observation passionnant pour évaluer les forces politiques se confrontant, leur présence en ligne, l’importance de leurs communautés de soutien, la structuration de leur territoire numérique.

A linkfluence, depuis 2005 et le référendum sur le traité constitutionnel européen, nous avons mené plusieurs campagnes de cartographie du web social politique pendant les périodes de grande votation. Les présidentielles de 2007 en France avec la « blogopole » et Ségosphère, celles de 2008 aux Etats-Unis, celles de 2009 en Allemagne avec WahlRadar (voir l’atlas linkfluence pour retrouver tous ces projets).

En 2010, c’est aux anglais de passer par l’isoloir pour des élections législatives. Comme nous travaillons actuellement sur la cartographie du web social anglais, nous ne résistons pas à l’envie de vous présenter la première cartographie du web social des élections au Royaume-Uni.

Cette carte se compose des 886 sites les plus influents du web politique anglais. Nous avons sélectionné ces sites en nous appuyant sur le nombre de liens hypertextes qu’ils reçoivent d’autres sites politiques, permettant ainsi de mesurer la centralité et donc l’autorité de ces sites dans le « paysage » numérique anglais. Chacun de ces sites a été catégorisé en fonction de son appartenance politique ou comme commentateurs quand il s’agit de blogueurs, journalistes, analystes, chroniqueurs qui traitent de politique. Sur cette carte chaque point représente un site dont la taille est fonction de son niveau d’influence, de sa centralité ; et chaque arc reliant ces points représente un lien hypertexte.

Visualisation issue du nouveau module d’exploration de cartes développé par linkfluence qui viendra remplacer sous peu toutes nos cartes interactives actuelles

Commençons par décrire les forces en présence. 5 communautés politiques sont présentes. La plus importante, qui représente 14% des sites présents, le « labour » en bleu ; on trouve ensuite les « libs dems » (libéraux démocrates) avec 11% des sites et derrière, les conservateurs avec 9,5% des sites présents. Les deux derniers partis sont les verts et le British National Party avec 5% de sites chacun. La géographie qui se dessine sur le web en terme « d’offre » de sites politiques est donc bien différente de celle des intentions de vote telles qu’exprimées actuellement (les conservateurs font la course en tête). Enfin les 55% de sites restants sont ceux de commentaire et d’analyse, ils sont les plus nombreux mais aussi les plus centraux sur la carte, assurant ainsi leur rôle de passerelle, d’arbitres des communautés politiques (phénomène que nous avons pu observer dans la plupart des pays à l’exception des Etats-Unis où cette catégorie n’existe pas car tout le monde assume explicitement son positionnement démocrate ou républicain).

Si on supprime de la carte la communauté la plus nombreuse, la partition « compétitive » devient beaucoup plus visible et on observe bien le phénomène classique sur le web comme dans tous les réseaux sociaux d’homophilie (les sites d’une couleur politique échangent principalement avec des sites de la même couleur politique).

Voici maintenant une galerie de chacune des communautés présentes, de leurs sites les plus centraux et des liens qu’ils entretiennent avec le reste du territoire.

Les travaillistes

129 sites situés dans le sud est de la carte en proximité des verts (cet observable l’est aussi sur le web politique français où les écologistes sont situés en proximité des partis de « gauche »).

5 sites les plus centraux :

Les liens jaunes représentent les liens sortants (liens hypertextes envoyé par le site considéré), les liens rouges représentent les liens entrants (liens venant d’autres sites)

 

  1. http://labour.org.uk/
  2. http://labourlist.org/
  3. http://number10.gov.uk/
  4. http://tomharris.org.uk/
  5. http://hopisen.wordpress.com/

 

Les libéraux démocrates

96 sites au nord est de la carte, entretiennent principalement des liens avec les sites de commentaires et d’opinion.

5 sites les plus centraux :

 

  1. http://liberalconspiracy.org/
  2. http://libdemvoice.org/
  3. http://libdems.org.uk/
  4. http://liberalengland.blogspot.com//
  5. http://charlottegore.com/

 

Les conservateurs

84 sites au nord de la carte, communauté la plus « fondue » à la communauté de commentaire et d’opinion

5 sites les plus centraux :

 

  1. http://iaindale.blogspot.com/
  2. http://order-order.com/
  3. http://conservativehome.blogs.com/
  4. http://www.spectator.co.uk/coffeehouse/
  5. http://conservatives.com/

 

Le British National Party

44 à l’ouest de la carte, de loin la communauté la plus autarcique ou plutôt ostracisée, en effet elle envoie de nombreux liens vers l’extérieur mais n’en reçoit pas (c’est une particularité partagée à tous les sites d’extrême droite que nous avons déjà observée en France et Allemagne)

5 sites les plus centraux :

 

  1. http://bnp.org.uk/
  2. http://newportcity.blogspot.com/
  3. http://callingengland.blogspot.com/
  4. http://simondarby.blogspot.com/
  5. http://thegreenarrow.co.uk/

 

Les Verts

43 sites au sud de la carte, passerelles avec commentaire et opinion et avec les sites travaillistes

5 sites les plus centraux :

 

  1. http://greenparty.org.uk/
  2. http://twodoctors.org/
  3. http://petercranie.blogspot.com/
  4. http://anglobuddhistcombine.blogspot.com/
  5. http://gaianeconomics.blogspot.com/

 

Les analystes et commentateurs

Plus de la moitié du corpus, ils sont le poumon du web social politique anglais, ils entretiennent des relations avec les 3 principaux partis et très peu avec les Verts et le British National Party

5 sites les plus centraux :

 

  1. http://guardian.co.uk/commentisfree
  2. http://politicalbetting.com/
  3. http://independent.co.uk/opinion
  4. http://ukpollingreport.co.uk/
  5. http://bbc.co.uk/blogs/nickrobinson

 

Focus : les trouble-fêtes du libdem

Si cette élection suscite un intérêt important à l’intérieur et à l’extérieur des frontières anglaises, c’est assurément à cause de la Cleggmania et de la position inédite des libéraux démocrates. Ils bouleversent l’habituel bipartisme du système électoral anglais et profitent du déficit d’image des partis historiques qui ne se sont toujours pas remis de l’affaire des notes de frais de la chambre des communes. A condition qu’ils ne réussisse pas à évincer Brown ou Cameron, c’est par son choix d’alliance pour former un gouvernement de coalition qu’il décidera au final de qui des travaillistes ou des conservateurs dirigeront le pays.

Il est alors intéressant d’observer les relations entretenues entre ces trois communautés et la sphère de commentaires et d’opinion. Pour cela, nous devons utiliser un autre type de visualisation qui nous permet d’agréger l’ensemble des liens envoyés et reçus par chaque communauté et d’ainsi prendre connaissances de l’intensité des échanges entre celles-ci. Cette nouvelle visualisation, tout comme la précédente fera partie de notre nouvelle cartographie flash qui viendra d’ici peu remplacer l’ensemble des cartographies linkfluence !

Sur cette carte les sites sont rassemblés en fonction de leur appartenance communautaire, chaque communauté représente une bulle, les sites sont y sont placés en fonction de leur influence (les plus influents au centre). Les liens entre communautés sont rassemblés en un seul « faisceau » dont l’épaisseur est fonction du nombre de liens. Les « faisceaux » portent la couleur de la communauté qui envoie les liens hypertextes ; il y a donc deux faisceaux existants entre chaque couple de communautés permettant de manifester les relations de l’une à l’autre et inversement.

Un tripartisme ancré dans les pratiques communautaires

Si l’on observe les relations des travaillistes et des conservateurs avec les libéraux démocrates (faisceau bleu et faisceau violet allant vers la communauté rose), on constate un équilibre quasi parfait, les deux faisceaux ont la même taille, chaque communauté porte un intérêt équivalent aux contenus publiés par les libéraux démocrates. A l’opposé, si l’on regarde les liens envoyés par les libéraux démocrates à ces deux communautés (faisceau rose vers communauté bleue et faisceau rose vers communauté violette), on remarque un nombre de liens légèrement supérieur envoyé vers les conservateurs malgré leur infériorité numérique. Si l’on rajoute à cela que les relations entre conservateurs et travaillistes sont elles aussi à peu près symétriques, on ne peut que constater la réalité du tripartisme au niveau de la structuration des communautés politiques sur le web anglais.

La communauté des commentateurs comme arbitres

Regardons maintenant les relations entretenues par la communauté de l’opinion (communauté principale de la carte) avec ces trois acteurs. Les enseignements tirés nous donnent à lire cette carte sous un jour nouveau. C’est aux conservateurs que cette communauté porte le plus d’intérêt. Ceux-ci sont pourtant moins nombreux mais la taille du faisceau reçu est de loin plus important de cette visualisation (faisceau rouge vers communauté violette). Viennent ensuite les travaillistes et en dernière position les libéraux démocrates qui au regard des deux partis principaux sont moins imbriqués au poumon qu’est la communauté de l’opinion. Les conservateurs réussissent donc à produire des contenus qui suscitent le débat et animent l’espace numérique contrairement aux libéraux démocrates qui peinent sur ce sujet.

Au delà du nombre de sites existants -exercice de simple occupation du territoire numérique pouvant être mené dans le seul but de tromper les moteurs de recherche et autres algorithmes de création de hiérarchies- c’est clairement dans ces faisceaux de liens que doit se porter le travail d’interprétation réalisé. Par ces « autoroutes » dessinées, c’est bien les flux d’attention des communautés que nous touchons du doigt, leurs dynamiques de consommation d’information, l’agrégation de leurs intérêts cumulés. Et c’est dans le suivi continu de ces dynamiques que l’observation des espaces politiques peut fortement enrichir notre compréhension du champ politique et in fine de tout le champ social.

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